Voyager à moto dans les déserts de Navarre et d'Aragon



Debout, les bottes bien ancrées sur les cales pieds, de la boue jusqu'aux genoux. Le regard au loin, fixé sur la sortie de cet immense bourbier. Je n'ai pas d'autre choix, il faut passer. J'y crois mais je sens la roue avant s'enfoncer, je peine sous le poids de la machine, les pneus sont maintenant chargés de terre rouge et argileuse. Plus que quelques mètres, un dernier effort, je ne lâche rien et centre toute mon attention sur la piste qui s’allonge de l'autre coté. Mais j'ignorais, que dans le secret de cette eau troublée de terre, de sable et de perfidie, se trouvait ce rocher. Et c'est l'impacte! La fourche plonge, je suis presque hors de l'eau, la moto se retourne entre mes jambes, quelque chose me heurte, puis me happe la cheville et m'envoie dans les airs.

Je suis allongé sur le ventre, dans vingt centimètre d'eau. Je me relève, fais un inventaire rapide des blessures probables. Tout à l'air ok. Je fais un pas en avant, le seul qui ironiquement me séparait du bord.


Sans trop savoir pourquoi, voilà la première image qui ressurgit lorsque le souvenir de ce voyage s’immisce dans mon ordinaire. Pour garder à l’esprit que tout peut basculer en une seconde ?... Parce que chaque voyage a sa part d'aventure et de risque ?... Il y a alors des tas de raison de rester à la maison dans ses pantoufles. Mais il y a quelque chose d'autre, quelque chose de plus fort qui appelle le voyageur à reprendre la route. Le quotidien, qui bien que rassurant, s’habille parfois de médiocrité coiffé d'une belle étole d'ennui. Non, ça c'est un leurre. Partir c'est autre chose. Écoute les coups sourds du tam-tam envoûtant, régulier et précis qui te donnent vie. Fais le silence en toi, et écoute. Partir… Partir… Partir. Quand ces mots résonnent en battements de cœur, y a t-il vraiment autre chose à faire que partir ? Non pour fuir, mais pour le vivre, apprendre et revenir.


A 8 semaines du départ. J'ai conscience de mon maigre budget et du peu de temps dont je dispose. La chaîne n'est pas longue et inutile de tirer dessus. Dès lors, une carte se déplie dans ma tête. Mes envies d'isolement et d'espace me tracent la route qui naturellement me conduit à Castejon De Monégros, aux portes du désert du même nom : Los Monégros !!! Le désert des Bardenas est un peu plus à l'Ouest. Ce sera donc deux déserts pour le prix d'un...


BLABLA... BLABLABLA... BLABLA... BLA... BLABLABLABLA... BLABLABLA


...Mais de toute façon, le désert, on pourrait en parler pendant des heures et en écrire des pages et des pages, un désert, ça se traverse. Pas une photo ne donnera la dimension de ce que vous avez fait. Ceux sont les kilomètres parcourus debout sur la machine en pleine chaleur pendant des heures, qui parfois feront d'un tas de cailloux, de sable, de terre, ou même d'un arbre, un endroit magique et magnifique.

Osez le faire, passez des semaines à le mettre en place, préparez la moto et votre équipement. Le préparer c'est le rêver, et n'est ce pas là ce que nous, petits ou grands voyageurs, baroudeurs au long-court savons faire le mieux… Rêver ?




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